UROBOROS
//13.11.08 @ 23:55 //


(Paye ta tronche de sale goth moche trop dark!)

Chaînes et auto-mutilation. La mienne est psychologique. Plus bas, toujours plus bas, frein à mes projets, marteau à mes espoirs. Et pourtant?

Je ne sais pas comment, je ne sais pas pourquoi, mais eux, ils m'empêchent de sombrer. Ils me permettent de garder la tête haute, de continuer à avancer, de trouver la force. Ils font couler mes émotions et me vident de tous mes vices. Ce qu'ils m'apportent est indescriptible, mais je sais que sans eux, je ne serais peut-être plus là, ou en tout cas, je ne serais pas comme ça. Je sais que sans eux, je serais différente. Et je trouve ça dingue de pouvoir produire cet effet-là... Simplement par la musique.

Eux, je parle bien sûr de Dir en Grey. Le groupe qui m'a marqué, à vie.
Cette petite intro gothodépressivekikooskyblog pourrave pour introduire le fait que: tadadadaaa, leur nouvel album, UROBOROS, sortait hier! Je devrais recevoir mon CD dans les jours à venir, et le téléchargement est disponible depuis environ deux semaines déjà.

Il est donc temps de faire une petite review sur cet album. C'est parti pour un long post sérieux.

UROBOROS

Une fois de plus, Dir en Grey nous prouvent qu’ils n’ont de cesse d’évoluer et de changer de style. Ici, c’est un album bien plus calme qu’ils nous présentent, avec une petite touche orientale bien présente. Nouvelle orientation, nouveaux sons, nouvelles influences… Tout en gardant de façon claire et nette une touche de ce qu’ils ont fait avant. De mon point de vue, on ressent énormément l’influence de leurs plus anciens albums (beaucoup plus absente selon moi dans The Marrow of a Bone). Il s'agit donc d'un album de Dir en Grey directement influencé par... Dir en Grey eux-mêmes.

Si les Dir en Grey nous présentent un album beaucoup plus calme cette fois, ils n'en conservent pas moins des passages beaucoup plus violents, plus puissants, plus forts. Chose étrange, moi qui me plaignais du "too much" dans The Marrow, force de m'y être faite, voici qu'ici, je trouverais presque qu'ils n'en font pas assez... Il manque de quelque chose au niveau du son, un peu de puissance, un peu de peps, je ne saurais trop définir de quoi il s'agit, mais à force de l'écouter, tel est le constat : ça manque de quelque chose. Cela dit, l'album n'en est pas moins superbe à mon goût.

Bien que j'aie détesté The Marrow of a Bone dans un premier temps, il était une étape nécessaire pour pouvoir aboutir à UROBOROS... Et cela en valait la peine.

Après, je n’y connais guère grand-chose en musique et ne pourrais donc avoir la prétention de rédiger une grande critique musicale. Mais j’aime beaucoup l’univers instrumental dans lequel Dir en Grey nous plonge dans cet album, énormément déstructuré comparé à ce qu’ils ont pu faire avant, changeant de l’éternel style couplet-refrain-couplet-refrain…
Enorme bon point pour Kyô quant à ses capacités vocales qui sont ici grandement exploitées, présentant soit des vocalises maîtrisées, des aigus splendides, ou encore des cris caverneux d’une voix inédite qui semble ici s’orienter à quelque chose de plus proche du black metal, alors que le précédent album présentait des cris plus orientés hardcore (sans pour autant en être). Il m’impressionne grandement, de par le nombre de voix différentes qu’il arbore dans cet album, et son chant est simplement magnifique. (Bon ce qui n’empêche quelques passages assez ridicules où ça ne ressemble pas à grand-chose, on dirait un animal étrange qui s'agite, mais soit, passons, voulez-vous.)
En dehors de ça, là où la voix de Kyô prédominait dans l’album précédent, elle semble ici plus « effacée » si je puis dire, placée au même niveau que les instruments (à moins que ce ne soit le son du mauvais enregistrement qui fasse ça, peut-être cette impression disparaîtra-t-elle une fois que j'aurais écouté la version album...), mais surtout, laissant place à de plus longs passages instrumentaux, monopolisant donc beaucoup moins les morceaux, si je puis dire.
Sinon, un autre qui m’impressionne toujours autant, c’est Shinya. Quand on pense que c’est un petit mec tout frêle aux bras maigrichons, et qu’on entend à quel point il s’éclate et se défonce sur sa batterie… J’admets, il m’épatera toujours.

Passons à l’album en lui-même. Je ne rentrerais pas dans de grandes critiques musicales, n'en étant pas capable, je me contenterais de retranscrire mes impressions et émotions. (Oui bah en fait non ce sera juste des commentaires de kyagirl "cétraubojaimetrau" en fait, vous m'excuserez...)

Sa Bir me semble être une excellente intro, calme mais oppressante, sombre, forte, avec cette touche orientale bien présente pour nous préparer à ce qui nous attend.

Vinushka est un premier morceau tout simplement parfait. Alternance de passages calmes et d’autres plus bourrins, plus je l’écoute, plus je la trouve merveilleuse. Elle nous prend et nous emporte, montant en puissance au fil des minutes qui s’écoulent, pour nous amener à un son bien plus déchaîné, avant de revenir à un passage beaucoup plus mélodieux (où l’on a même droit à un air de flûte si je ne m’abuse), pour à nouveau remonter dans du son plus brut, plus fort et s’achever en beauté. Autre bon point, la chanson dure 9 minutes (cela fait extrêmement longtemps qu’ils n’avaient plus sorti une chanson aussi longue !), et elle les vaut bien, car il n’est pas un seul moment où l’on s’ennuie, pris par le son.
(Et dans la catégorie « confession intime », j’avoue avoir été prise de larmes lors de la toute première écoute, tant je trouvais le morceau magnifique et à la hauteur de mes espérances… Je pense que Dir en Grey doit être le seul groupe capable de me faire cet effet.)

Red Soil était déjà connue, et si au départ je trouvais qu’elle manquait de quelque chose, je m’y suis faite et la trouve vraiment extra. J’aime beaucoup l’intro et l’ambiance générale de la chanson qui s'intègre parfaitement dans l'album.

Dôkoku no Sarinu nous présente un morceau avec une intro plus forte, et des voix plus graves. L’enchaînement de ce morceau est extra. Le semblant de refrain est superbe, et j'aime beaucoup l'instru.

Toguro est magnifique. Le refrain calme est beau et prenant, et j’aime. Les cris de Kyô sont magnifiques, tout autant que sa voix d’ailleurs. Ce morceau dégage vraiment quelque chose que j'aime beaucoup...

Glass Skin version anglaise est simplement risible, pourquoi perdre son temps de la sorte à quelque chose d’aussi laid ? La version japonaise est infiniment et indéniablement mieux, je ne comprends pas pourquoi vouloir autant chanter en anglais quand on le fait si mal. Sinon la version japonaise, bah, déjà connue, rien à redire.

Stuck Man nous entraîne dans un morceau beaucoup moins calme à nouveau, avec un bon son et une bonne ambiance, c’est du pur Dir en Grey selon moi. Shut up !

Reiketsu Nariseba s’enchaîne extrêmement bien, partant sur un départ un peu plus bourrin, avant de nous entraîner dans une sorte d’intermède musical oriental assez étrange (mais non moins superbe et vraiment planant) pour repartir enfin dans du plus bourrin.

Ware, yami tote doit être celle (ou une de celles) qui m’a le plus marqué dès la première écoute. Elle s’inscrit comme étant la ballade douce et calme de l’album, et longue de 7 minutes, elle est tout simplement magnifique, prenante, apaisante, ajoutez ici tous les adjectifs qualificatifs que vous désirez. C’est le genre de chanson sur laquelle vous aimeriez (enfin, je) faire l’Amour tout en douceur et en tendresse, prenant son temps, savourant le moment présent. Enfin bref, tout ça pour dire, une balade maîtrisée et magnifique comme ils les font si bien. Quoiqu'ils ont sans doute déjà fait mieux, mais il n'empêche, cette chanson est vraiment vraiment magnifique.

Bugaboo nous présente une fois de plus une ambiance assez sombre et oppressante comme ils le font si bien, avec des cris trips à la Dir en Grey, bref, pas mal.

Gaika, Chinmoku ga nemuru koro présente une petite intro magnifique et calme avant de repartir dans un superbe son beaucoup plus fort et géré. L'instru est vraiment nickel et entraînant.

Dozing Green passe déjà mieux que Glass Skin en Anglais, mais hum, comment dire… Ca reste un grand « non ! ». Par contre, pour le morceau en lui-même… Plus je l’écoute, plus je le trouve vraiment vraiment extra. Et l’écouter ainsi intégré dans l’album le rend même encore meilleur. Quand Kyô se met à pousser ses cris, c’est vraiment parfait. Je continue à penser ce qui m'avait soulager à l'époque de ma première écoute du morceau (c'est-à-dire il y a environ un an) : ça, c'est du Dir en Grey, du vrai Dir en Grey, du pur Dir en Grey comme on l'aime.

Et enfin, Inconvenient Ideal… Est vraiment une chanson parfaite pour clôturer l’album. Calme et apaisante, j’ai l’impression avec cet album de partir pour un grand voyage plein de rebondissements, où Inconvenient Ideal serait une sorte d'atterrissage parfait et effectivement idéal. Ou comment achever un album en beauté sur une note douce et berçante.

En résumé... J'aime vraiment, vraiment beaucoup cet album. Ce ne sera sans doute pas mon préféré du groupe, mais même si j'ai l'impression qu'il manque une pincée de sel et qu'il est peut-être un poil trop calme malgré tout, j'en suis vraiment satisfaite. Pas une seule chanson que je trouve pourrie. J'ai hâte de recevoir ma précommande que je ne regrette pas le moins du monde, et de découvrir mon CD bonus...
Mais surtout, j'ai hâte de leur retour en Europe, car en concert, ça va vraiment, vraiment déboîter sa maman. Ce sera génialissime et transportant, je me réjouis d'avance...
Et pour achever sur une note de vieille kyahgirl de mert' : cet album est magnifique, Dir en Grey est Dieu, j'en chiale de bonheur, je peux mourir en paix.

Pour ceux qui voudraient un aperçu, voici le clip de Vinushka sur youtube (malheureusement en version courte, la chanson de base dure environ 9 minutes, quelques excellents passages ont été zappés, mais c'est toujours ça de pris...) : ICI !

N'hésitez pas à me faire part de votre avis sur cet album, ou même à me dire ce que vous pensez de Dir en Grey tout court. C'est toujours un plaisir pour moi de rencontrer des gens qui ont été aussi marqué que moi par ce groupe et ressentent le même genre de choses lorsqu'ils écoutent leur musique... Cette force, ce désir d'aller de l'avant, cette façon de laisser planer toutes nos émotions.

Ouais, je crois que plus le temps passe, plus je suis profondément atteinte et plus le kyahgirlisme m'envahit. Triste constatation. Mais c'est si bon d'être con...

Diru is my lovely Drug...
(And, Gosh, I just love it.)

Dir en Grey is just my Sweet Dream...


(Les dessins de l'article n'ont rien à voir sinon, c'était juste histoire de les poster en fait.)