Mood : 

Dir en Grey. Une longue histoire d'amour. Parfois, j'ai l'impression que le fangirlisme est une véritable maladie, qui se soigne bien difficilement...
On a beau se foutre de leur gueule, se moquer de leur dernier album n'étant pas à notre goût, c'est le coeur palpitant d'envie et d'émotion que l'on se rend au Zénith un samedi soir.
Deux ans depuis le Columbiahall et l'Olympia.
C'est con mais ça m'avait manqué.
C'est à presque 7h que l'on arrive vers un devant-de-salle vide, portes déjà ouvertes.
Echec: fosse remplie au tiers, gradin pareil. Salle incroyablement vide. (En même temps, le Zénith, hein... Quand même!)
Première partie, j'préférais Eths à l'Olympia, on nous bazarde un groupe emo-metal-dark-666-myspace allemand, c'est pas trop mal mais c'est pas vraiment bien non plus et toutes les chansons se ressemblent, j'ai pas vraiment accroché. (Et même pas du tout en fait.)
Vigile. "Dir en Grey vous remercie d'être venus si nombreux pour eux ce soir!" J'ai éclaté de rire, me demandant s'il s'agissait d'ironie ou s'ils étaient sérieux, vu comme la salle était remplie...
Un concert bien au-delà de mes espérances. J'étais persuadée que j'en ressortirais déçue selon bonne logique, puisque MOABfuckbouhjesuisunrebeldelalife, pas moyen, mais... Non.
Une performance dépassant de loin celle de l'Olympia. Meilleur son, un Kyo qui s'est nettement amélioré au niveau du chant - et ça fait vraiment plaisir à entendre, des musiciens qui semblent heureux d'être là à en croire par leurs sourires... Un meilleur public, avec moins de fangirls casse-couilles-machintrucaishiterukyah, et plus de métalleux pogotteurs au bord de l'orgasme lorsqu'ils pouvaient crier leur "FUCK!". Malgré tout quelques connasses à hurler au début "mais arrêtez de pousseeer fils de puuute ça sert à rien connard!", cocotte si tu kiffes pas que ta pauvre petite personne soit bousculée viens pas à un concert ou retourne mettre ton popotin dans les gradins (oh mais, laissez-moi deviner, dans les gradins elles seraient trop loin de kyo-sama-d'amouuuuuur-hiii, peut-être?).
Une très bonne setlist. Deity et Merciless Cult d'entrée, nickel. Quelques bonnes surprises comme Drain Away, Ugly, etc., et bien sûr une majorité de chansons de Marrow of a Bone...
The Final restera, je crois, la chanson que j'aime le mieux en live, la seule qui chaque fois fait remonter mes émotions d'un bond et me donne envie de chialer comme une pauvre kyah sensible de merde - que je suis. C'est aussi la seule chanson où le public hurle d'une voix un refrain japonais qu'il connait par coeur, je trouve à chaque fois cet instant là magique...
S'ensuit Obscure, joie dans mon coeur! Malheureusement Kyo zappe les refrains, mais il nous a fait une intro a capella de cris bizarroïdes, nous dirons que ça compense (herm).
Conceived sorrow était simplement su-bli-me, énormément d'émotion mise dans cette chanson, magnifique.
Petite déception sur Dead Tree, je n'ai RIEN entendu au chant, dommage. Quelques montées aiguës ou refrains ont été zappés dans d'autres chansons sinon. Mais globalement, c'était canon, canon, canon, canon!
Les chansons de The Marrow m'ont semblé moins aggressives en live et passaient beaucoup mieux. C'était également assez marrant d'écouter les métalleux beugler tout heureux leurs insultes en anglais, hinhin!
À part ça autant les autres avaient l'air motivés et présents, autant Kaoru... Etait-il seulement au concert? On ne l'a pas beaucoup vu, en tout cas.
Bref. Concert vraiment super, je ne regrette rien et j'attends la prochaine tournée avec impatience, en priant pour un album me rappelant plus le Dir en Grey que j'aime entre-temps, Dozing Green étant vachement porteuse d'espoir :]
Et petit bonus de fin pour moi... Au moment des lancés habituels, je me dis "bon une fois de plus j'n'aurais rien attrapé...", et voilà qu'une assiette en carton partie plus loin fait demi-tour et se retrouve par une magie que je n'ai toujours pas comprise entre mes mains. Je la planque vite-fait sous mon t-shirt sans regarder ce que c'est, histoire d'éviter de me faire tabasser / qu'elle termine déchiquetée en dix (au choix), et je fais mine de rien.
Je sors, je cherche mes potes, une demoiselle me demande si j'accepterais d'être filmée pour donner mon avis sur le concert je refuse poliment avant même d'en savoir plus parce que les vidéos c'est humiliant après ça tourne sur le net et tout le monde se fout de ta gueule donc merci bien mais non, puis je retrouve enfin les 4 gueux et brandis avec un grand sourire mon trophée de guerre. (D'ailleurs y'a quelques filles qui m'ont demandé si elles pouvaient toucher, ça me fait toujours rire intérieurement, m'enfin soit.)
Bon alors autant le support me fait marrer tellement il est ridicule, genre youpie j'ai une assiette en carton à deux centimes, waouh quoi, autant bon, y'a quand même un autographe de Die qui trône fièrement dessus. Et sachant qu'ils ne font pour ainsi dire jamais de scéance dédicaces... Eh bien voilà, je suis lovelovelove, malgré le support moche. (Cela dit pour la modique somme de 2000€, je consens à m'en séparer, des interressés?)

Voilà, je suis une fangirl heureuse, (re)conquise et plus kyah que jamais. Même pas honte, dans le fond ça fait plaisir, c'est pas une mauvaise maladie.