Parce qu'il y a trop à raconter. Parce que je n'sais guère par où commencer. Et simplement pour me faciliter la tâche...
http://milk-berry.net/japon/ Ceci sera une annexe de blog, que je compléterais au fure et à mesure. J'essaye de faire de mon mieux, mais tout entassé comme ça, c'est tellement difficile à raconter... C'est mieux d'm'avoir en live, avec mon enthousiasme pour expliquer telle ou telle photo, avec ma bouche qui sort tout toute seule dans un grand sourire. C'est plus naturel, c'est plus captivant, mais c'est pas trop possible.
Faudra vous contenter de ça. Bon amusement ! [Les liens blancs sont ceux qui fonctionnent, et toutes les photos sont cliquables pour agrandissement. Enjoy.]
(La fin d'un nouveau quotidien.)
//15.8.07 @ 17:25 //
<< Se réveiller aux alentours de 8 heure, après une nuit de sommeil bien souvent agitée. Se lever péniblement, déjà tout en sueur, la faute à la chaleur. S'habiller, s'apprêter, se maquiller, uriner. La tête toujours dans l'postérieur. "Ohayo!" Descendre prendre le petit déjeûner, toasts ou cornflakes, avec le p'tit frère planté d'vant la télé. 8h30~8h40. "Ittekimasu~!" Enfourcher son vélo, engin que l'on boudait auparavant depuis quelques 3 - 4 ans. La selle est déjà brûlante. Foncer plus vite que le vent, appréciant les souffles qui soulagent par un temps chaud déjà insoutenable. Respirer l'air à grandes bouffées. En savourer le goût. Ecouter les cigales s'agitant en grandes chorales de hurlements... Qui vous cassent les oreilles. Traverser les petites ruelles commerciales où les marchands installent leurs étals, tandis que les magasins sont eux toujours fermés. Parquer le vélo. 150¥. Station de métro. 160¥. Arriver sur le quai, et chance oblige, avoir les portes du métro qui s'referment parfois juste devant votre nez... Patienter. Chercher un wagon où se trouve beau jeune homme, avoir de quoi matter. Être futile n'est pas un mal... "Shigino! Shigino desu!" Sortir, gauche, 5 mètres, changer de station pour le subway. 200¥. Même cirque. Sekime Seiiku. Marcher jusqu'à l'école. S'arrêter en chemin, au combini du coin s'occuper tandis que le feu est au rouge : ach'ter son jus d'pomme du matin. Des pancartes vous accueillent, hurlant "welcome" dans toutes les langues. Il n'y a pas cours, vacances d'été oblige. Se diriger vers le kendo club pour y passer la matinée...
Matinée bien souvent reposante, le club de kendo étant d'une intensivité à la hauteur de votre sportivité. Pratique 5 minutes pour pause de 20 minutes... Et certains jours, même aucune pratique, la tenue de kendo n'étant parfois pas enfilée. Jeux débiles, glace pillée, ou simplement ennui.
L'après-midi, activités diverses entre amis : karaoké, shopping, game center, purikura... Ou simplement rentrer chez soi.
Même trajet, sens inverse. Subway. "The next station is Shigino, station number I19. Please change here for the JR Line." Effectuer le changement. Maisons, buildings, shoppings centers, industries, ponts d'autoroute et compagnie... Admirez le même paysage par la fenêtre du métro, baignant dans une luminosité de soleil couchant, au ciel emprunt de jolies couleurs, ou étant déjà plongé dans l'obscurité de la nuit tombée. Tout dépend de l'heure à laquelle vous rentrez.
Idem pour le trajet en vélo. Alentours de 7 heures, des gens partout dans les ruelles et des galères pour rouler à son rythme. Alentours de 9 - 10 heures, obscurité, personne dans les ruelles aux magasins fermés. Emprunter le même chemin de promenade longeant les quartiers de chinois japonais, en appréciant toujours le paysage.
"Tadaimaaa!" Aider à mettre la table, regarder la télé, manger, prendre son bain, jouer avec les gosses. Se débattre en riant lorsqu'ils essayent de regarder ma culotte ou de faire "Pouet Pouet" sur mes nichons, imiter Sadako rampant et les attraper pour les chatouiller, faire des combats d'épée, éviter les "hikooki" en papier... Puis aller au lit, crevée, s'endormant bercée par le ventilateur s'agitant juste devant mon visage.
Et le lendemain matin, tout recommence. Encore. >>
J'aurais voulu que ça ne prenne réellement jamais fin. J'm'y étais habitée, à mon nouveau quotidien... Tout est passé trop vite. Juste le temps de r'garder un métro express continuant son chemin.
Rentrée le 10 au soir. Mes parents m'ont retrouvée en larmes à l'aéroport, ne balbutiant qu'un mince "J'veux y retourner..." hoquetant, en gage de "bonjour, je suis moi de même heureuse de vous retrouver!" .
Je vous raconterais tout. Ma vie, mes visites, mes pensées futiles, mes péripéties, mes achats ruinants, mes constatations, et toutes les choses sans importance. Je vous montrerais des photos. Elles ne sont ni belles, ni artistiques, ni impresionnantes, retraçant juste la routine maladroite d'une gaijin parfois un peu perdue mais non moins plus qu'heureuse.
Ouais, promis. Quand j'en aurais le temps, l'envie... Quand j'me serais remise. [Et ma vie de no-life ne m'a même pas manqué.]