Je n'comprends pas les gens qui bourrent d'anti-dépresseur ou envoient chez les psy.
Non, si vous avez le blues, un manque de moral, que vous vous sentez stressé, un seul remède est bon: Paris!
I. SAMEDI, APRÈS-MIDI
J'abandonne mon homme aux portes de Konci, en compagnie d'une charmante Lili.
Après-midi fort sympathique (si l'on exclut ma grosse honte de départ, à me prendre comme une conne la porte du passage métro tandis que je trainassais dans le tourniquet, ayant récupéré mon ticket. "BANGF!", "aoutch!", éclat de rire. Grand dieu.), où j'ai revu Lïa et Sofy (qui kiffent toujours la drague et les ragots), rencontré LN, avant d'aller bouffer au restau jap' avec ses trois-là, ayant quitté la tendre compagnie de miss Lili partie rejoindre son nid à la sortie de Junku. (Et j'ai, bien sûr, récupéré son adorable colis NSP.)
Soir, je rejoins la station métro Ledru Rollin, et retrouve mon Aimé.
II. SAMEDI, SOIR
On retourne chez Lisandru, où on pieutera cette nuit-là. sont présents Vic' sa copine, moi, Loïc (mon mien), Thomas le (beau) collocataire de Lisu, Bastien et son oeil qui pleure toujours, et Ben qui a foutrement embellit en un an.
Soirée bordélique à ne rien foutre dans leur appart' crade aux chiottes qui shlinguent, mais fort sympathique. Ca fait fichtre plaisir, de revoir ces gars-là.
Un peu de bière, du bavardage, des chips, des boissons cheloues avec des bouts durs dedans, un petit tour dans Paris à savourer l'air vivifiant nocturne en observant Thomas et Ben se battre comme des gamins [amusants.], puis se coucher avec son chéri soi-disant fatigué (mais toujours assez en forme que pour profiter de ma présence. Ha, les hommes!).
III. DIMANCHE
Il y eut le joli malentendu de Bastien, pensant que Lisu et Vic étaint """occupés c'est le mauvais moment!!!""", alors que la damoiselle dormait juste la tête sur son ventre.
L'attente que les deux tourteraux se lèvent enfin.
Puis direction Pigalle. Chouette quartier soit dit en passant, il faudra que j'aille faire mon shopping là-bas un jour, si quelqu'un se porte volontaire pour m'accompagner...
File d'attente déjà assez conséquente. On va se faire un Quick et on rejoint Jamel qui depuis un an et demi a toujours une tête d'arabe mais s'est laissé pousser les cheveux, il est mieux comme ça le petiot!
La file est marrante. La majorité est composée d'un public vestimentairement "normal" (ou de kyah faible)... Sauf à l'avant. On se croirait à un show de fashion design, overlookées aux possibles, putes exagératives, grand ciel, c'est de pire en pire, elles en font trop (oui oui, c'est moi la mal-placée-pour-parler et accro-aux-kyah-overlookées qui dit ça!).
Je cherche désespérément après Nighty, en vain. On gruge donc un peu quand même, puis on entre enfin, j'achète mon poster de MUCC et Gokusai, je case mes affaires aux vestiaires qui coûtent la peau du cul, je me prends un petit stress (ayant été lâchement abandonnée, vilains.) mais retrouve la joyeuse bande de clampins en bas des marches menant à la fosse. Nous nous y rendons, nous nous plaçons, nous attendons.
III. DIMANCHE
La salle est bien foutue, c'est le moins qu'on puisse dire: pas besoin de sautiller pour voir quelque chose. Je distingue tout, et parfaitement. Nickel.
Les lumières s'éteignent, la musique commence, et les membres de MUCC entrent un à un. Dès que la première ombre se faufile sur la scène, je me mets à pleurer comme une pauvre fangirl émotive, affichant un sourire timide d'euphorie.
MUCC = DIEU, ce n'est pas peu dire.J'admire ces gars. Pas besoin de surmaquillage ténèbre, de fringues trop darkness-rebelzor et de gestes "bouh je suis un grand méchant de la life" pour eux: ils se ramènent en paysan, et ils ont une classe dépassant tout ce qui est possiblement imaginable. MUCC est loin, très loin devant les autres groupes que j'ai pu voir. Dir en Grey, à côté, c'est du caca de mouchette trisomique.
Une ambiance du tonnerre. Une fosse déchainée, pogottant et slamant à n'en plus pouvoir. Un public chouettos, ne frappant pas les slameurs, et sans trop de kyahgirls (mais plutôt des otakuboys hurlant fièrement en japonais).
Une bonne alternance entre morceaux agités et ballades calmes pour souffler.
Je savoure. J'alterne moi aussi.
Moment où l'envie est à l'éclatement. Mes yeux veulent couler joies, mélancolies, colères, haines, rires, tout ce que contient mon corps de bon et de moins bon. Laisser tout s'échapper. Mais rien ne sort, je me contente de conserver un éternel sourire niais de bonheur.
Moment de transe où le corps se met à bouger seul, se déployant. Où les cheveux giclent le visage, incontrolablement.
Chaleur. Sueur. Contact humain. Musique magnifique. Heureuse comme toujours.
Ils assurent, ils dégagent classes et charismes, ils sont superbes. J'admire. Je savoure. Je goûte chaque instant du mieux que je peux.
Ils sont chaleureux, aussi. Tatsurou s'amuse à hurler des "ARE YOU FUCKING READY?" avant presque chaque chanson, ils font des petites intros musicales avant de révéler quel morceau ils vont jouer. Et Tatsurou s'amuse à nous faire répéter des "Eyeye" au milieu d'une chanson...
J'adore.
Pose longue. Je vais boire un coup aux chiottes et retourne dans la fosse. Le mec des lumières, je lui dis GG: il a bien manipulé le public. Allumer toutes les lumières pour entendre huer, les éteindre entièrement pour entre hurler d'espoir. Plusieurs fois. Et le public ne cessait de hurler comme des pauvres petits crétins.
Clou du spectacle. Ils reviennent. Annonce. Ils vont jouer la chanson de leur prochain single 4 fois, pour tourner le clip. Mes yeux de fangirls se remplissent d'étoiles scintillantes à la cliché shojo-manga-kyah.
Après une 4e fois où le public s'est donné le plus possible comme demandé, les lumières se réteignent, et on enchaîne les rappels.
Le concert se terminera sur un Yasashii Uta, un Tatsurou tout souriant nous faisant chanter des "Lalala" en choeur avec lui.
Avant de quitter la fosse, je repère *enfin* Nighty toujours-aussi-belle-et-classe et fonce donc droit sur elle, avant de quitter la salle en compagnie de mes gueux préférés.
Je suis au paradis, je suis heureuse, je suis triste que ce soit terminé, je shlingue la trans', je meurs de soif, je clame que ce fut mon meilleur concert.
Mon dieu, qu'ils reviennent, vite, vite, vite.
V. NOW?
Je nage dans le bonheur et l'euphorie depuis.
J'ai rendu mon TFH aujourd'hui.
Je suis une fangirl heureuse beuglant à qui veut l'entendre que "on va être dans un clip de MUCC haaaaan!" et "Tatsurou il était trop poutchou avec ça tête "pouh" et ses checveux".
Merde, être fan me rend de plus en plus niaise. Il faut faire quelque chose.
Puis le printemps revient, la vie est belle, je suis de bonne humeur. Puis après-demain, je pars à Uzès.


Week-end de préparation la semaine dernière, avec les candidats partant pour tous les coins du monde. Je stressais, manquant encore de confiance en moi, mais tout s'est déroulé nickel. J'ai rencontré des gens ma foi fort sympathiques (d'ailleurs j'ai discuté emoboys avec une fille et dansé avec une blonde, trop cool.), appris des choses utiles sur le choc culturel, la vie en famille d'accueil, les problèmes qu'on pourrait rencontrer sur place etc. C'était aussi interressant, les avis des gens sur le pays lorsque je prononçais "Destination Japon". Bref, un petit week-end peinard, et vivement l'été!
"Je n'suis pas une lumière". Ca, c'est le cas de le dire. Je ne m'attarderais pas sur l'intelligence, mais disons juste que je suis loin d'avoir des idées lumineuses. Et ça manque.
