Paris
//30.3.07 @ 22:53 //

Je n'comprends pas les gens qui bourrent d'anti-dépresseur ou envoient chez les psy.
Non, si vous avez le blues, un manque de moral, que vous vous sentez stressé, un seul remède est bon: Paris!

I. SAMEDI, APRÈS-MIDI
J'abandonne mon homme aux portes de Konci, en compagnie d'une charmante Lili.
Après-midi fort sympathique (si l'on exclut ma grosse honte de départ, à me prendre comme une conne la porte du passage métro tandis que je trainassais dans le tourniquet, ayant récupéré mon ticket. "BANGF!", "aoutch!", éclat de rire. Grand dieu.), où j'ai revu Lïa et Sofy (qui kiffent toujours la drague et les ragots), rencontré LN, avant d'aller bouffer au restau jap' avec ses trois-là, ayant quitté la tendre compagnie de miss Lili partie rejoindre son nid à la sortie de Junku. (Et j'ai, bien sûr, récupéré son adorable colis NSP.)

Soir, je rejoins la station métro Ledru Rollin, et retrouve mon Aimé.



II. SAMEDI, SOIR
On retourne chez Lisandru, où on pieutera cette nuit-là. sont présents Vic' sa copine, moi, Loïc (mon mien), Thomas le (beau) collocataire de Lisu, Bastien et son oeil qui pleure toujours, et Ben qui a foutrement embellit en un an.
Soirée bordélique à ne rien foutre dans leur appart' crade aux chiottes qui shlinguent, mais fort sympathique. Ca fait fichtre plaisir, de revoir ces gars-là.
Un peu de bière, du bavardage, des chips, des boissons cheloues avec des bouts durs dedans, un petit tour dans Paris à savourer l'air vivifiant nocturne en observant Thomas et Ben se battre comme des gamins [amusants.], puis se coucher avec son chéri soi-disant fatigué (mais toujours assez en forme que pour profiter de ma présence. Ha, les hommes!).



III. DIMANCHE
Il y eut le joli malentendu de Bastien, pensant que Lisu et Vic étaint """occupés c'est le mauvais moment!!!""", alors que la damoiselle dormait juste la tête sur son ventre.
L'attente que les deux tourteraux se lèvent enfin.
Puis direction Pigalle. Chouette quartier soit dit en passant, il faudra que j'aille faire mon shopping là-bas un jour, si quelqu'un se porte volontaire pour m'accompagner...

File d'attente déjà assez conséquente. On va se faire un Quick et on rejoint Jamel qui depuis un an et demi a toujours une tête d'arabe mais s'est laissé pousser les cheveux, il est mieux comme ça le petiot!
La file est marrante. La majorité est composée d'un public vestimentairement "normal" (ou de kyah faible)... Sauf à l'avant. On se croirait à un show de fashion design, overlookées aux possibles, putes exagératives, grand ciel, c'est de pire en pire, elles en font trop (oui oui, c'est moi la mal-placée-pour-parler et accro-aux-kyah-overlookées qui dit ça!).

Je cherche désespérément après Nighty, en vain. On gruge donc un peu quand même, puis on entre enfin, j'achète mon poster de MUCC et Gokusai, je case mes affaires aux vestiaires qui coûtent la peau du cul, je me prends un petit stress (ayant été lâchement abandonnée, vilains.) mais retrouve la joyeuse bande de clampins en bas des marches menant à la fosse. Nous nous y rendons, nous nous plaçons, nous attendons.



III. DIMANCHE
La salle est bien foutue, c'est le moins qu'on puisse dire: pas besoin de sautiller pour voir quelque chose. Je distingue tout, et parfaitement. Nickel.

Les lumières s'éteignent, la musique commence, et les membres de MUCC entrent un à un. Dès que la première ombre se faufile sur la scène, je me mets à pleurer comme une pauvre fangirl émotive, affichant un sourire timide d'euphorie.

MUCC! MUCC = DIEU, ce n'est pas peu dire.
J'admire ces gars. Pas besoin de surmaquillage ténèbre, de fringues trop darkness-rebelzor et de gestes "bouh je suis un grand méchant de la life" pour eux: ils se ramènent en paysan, et ils ont une classe dépassant tout ce qui est possiblement imaginable. MUCC est loin, très loin devant les autres groupes que j'ai pu voir. Dir en Grey, à côté, c'est du caca de mouchette trisomique.

Une ambiance du tonnerre. Une fosse déchainée, pogottant et slamant à n'en plus pouvoir. Un public chouettos, ne frappant pas les slameurs, et sans trop de kyahgirls (mais plutôt des otakuboys hurlant fièrement en japonais).
Une bonne alternance entre morceaux agités et ballades calmes pour souffler.
Je savoure. J'alterne moi aussi.
Moment où l'envie est à l'éclatement. Mes yeux veulent couler joies, mélancolies, colères, haines, rires, tout ce que contient mon corps de bon et de moins bon. Laisser tout s'échapper. Mais rien ne sort, je me contente de conserver un éternel sourire niais de bonheur.
Moment de transe où le corps se met à bouger seul, se déployant. Où les cheveux giclent le visage, incontrolablement.

Chaleur. Sueur. Contact humain. Musique magnifique. Heureuse comme toujours.

Ils assurent, ils dégagent classes et charismes, ils sont superbes. J'admire. Je savoure. Je goûte chaque instant du mieux que je peux.
Ils sont chaleureux, aussi. Tatsurou s'amuse à hurler des "ARE YOU FUCKING READY?" avant presque chaque chanson, ils font des petites intros musicales avant de révéler quel morceau ils vont jouer. Et Tatsurou s'amuse à nous faire répéter des "Eyeye" au milieu d'une chanson...
J'adore.

Pose longue. Je vais boire un coup aux chiottes et retourne dans la fosse. Le mec des lumières, je lui dis GG: il a bien manipulé le public. Allumer toutes les lumières pour entendre huer, les éteindre entièrement pour entre hurler d'espoir. Plusieurs fois. Et le public ne cessait de hurler comme des pauvres petits crétins.

Clou du spectacle. Ils reviennent. Annonce. Ils vont jouer la chanson de leur prochain single 4 fois, pour tourner le clip. Mes yeux de fangirls se remplissent d'étoiles scintillantes à la cliché shojo-manga-kyah.

Après une 4e fois où le public s'est donné le plus possible comme demandé, les lumières se réteignent, et on enchaîne les rappels.
Le concert se terminera sur un Yasashii Uta, un Tatsurou tout souriant nous faisant chanter des "Lalala" en choeur avec lui.

Avant de quitter la fosse, je repère *enfin* Nighty toujours-aussi-belle-et-classe et fonce donc droit sur elle, avant de quitter la salle en compagnie de mes gueux préférés.

Je suis au paradis, je suis heureuse, je suis triste que ce soit terminé, je shlingue la trans', je meurs de soif, je clame que ce fut mon meilleur concert.

Mon dieu, qu'ils reviennent, vite, vite, vite.




V. NOW?
Je nage dans le bonheur et l'euphorie depuis.
J'ai rendu mon TFH aujourd'hui.
Je suis une fangirl heureuse beuglant à qui veut l'entendre que "on va être dans un clip de MUCC haaaaan!" et "Tatsurou il était trop poutchou avec ça tête "pouh" et ses checveux".
Merde, être fan me rend de plus en plus niaise. Il faut faire quelque chose.

Puis le printemps revient, la vie est belle, je suis de bonne humeur. Puis après-demain, je pars à Uzès.




Éclosion.
//17.3.07 @ 0:12 //

BOURGEON NEGATIF : À L'ÉCOLE...

(Comme d'hab', c'est long. J'en ai marre. Lectures et réactions même anonymes bienvenues, cela dit.)

Le saviez-vous? Je fais du porn. C'est tout nouveau tout frais, ça vient d'sortir, j'ai appris ça pas plus tard qu'avant-hier.

Ce qui devait arriver arriva. Quelqu'un est tombé sur mon site, a vu les photos qu'il ne fallait pas voir, a partagé l'adresse qui a probablement déjà fait 5 fois le tour de l'école. Comme ce n'sont que de pauvres paysans campagnards, un bout de chair nu = "c'est porn c'est bad bouuuh je suis trop choqué traumatisé j'ai jamais vu ça d'ma vie quoi j'matte jamais les pubs shampooing j'regarde jamais de films et chez moi y'a aucun miroir le nu c'est le mal c'est le porn haaaan!"
Genre hein.


Il y aura les remous de paroles pareilles à des vagues froides et amères. Mais qui resteront en marée basse sans jamais oser m'atteindre.
La mer est couarde. Et quand bien même l'on tenterait de m'engloutir, j'ai appris à nager. À garder la tête hors de l'eau. Je suppose qu'à mon âge, il est temps que j'apprenne à m'assumer.
Et puis, je l'espère, ça n'ira pas plus loin...

J'voudrais être un poisson dans un grand océan. Large, immense, nager où bon me semble. J'étouffe, à me trainasser mollement dans mon petit bocal où l'oxygène manque, stagnant parmi les déjections.
Malgré tout, certaines personnes m'ont dit que les photos étaient belles, qu'on y voyait une tentative d'Art. Et même si ce n'est qu'une petite pincée dans une marée de couillons, grand dieu, ça fait plaisir. Enormément. Je laisse s'envoler un souffle léger de soulagement...

"Pourquoi tu fais ça?" Je l'entends venir, celle-la.
Dans l'fond, notre Corps, c'est le seul bien que l'on possède, l'unique cadeau que Dame Nature nous ait offert. À mes yeux, le corps féminin, c'est la Beauté Naturelle, quel que soit son apparence. Un corps peut selon ses formes, ses mouvements, ses poses, exprimer bien des choses... Même nu. La Vulgarité, le Malsain, la Faiblesse, la Sensualité, la Beauté, la Grâce, j'en passe.

Moi, je veux juste utiliser le mien en tant qu'outil d'expression. L'exploiter dans son entièreté. J'ai appris à apprécier mes seins de poire, mon bidou rond comme un bonbon, mes fesses en pomme confite et mes cuisses de jambon. Ce même corps qui fut un temps m'aurait fait vomir de dégout.
J'ai appris à l'accepter, à vivre avec. J'ai même appris à le dévoiler. Et je voudrais tenter de l'utiliser dans mon pseudo-Art. Point barre.
Si l'on sait faire bon usage de la lumière, les formes, le décor, les poses, des choses peuvent en ressortir. Sans que cela ne soit "mal". En restant juste dans l'Art. C'est ce que je voudrais parvenir à faire, même si jusqu'ici ce ne sont qu'entrainement foireux.

Car, damoiselles et demoiseaux, moi, Meuh~ alias Laura admets, avoue et proclame publiquement avoir comme projet et rêve de devenir SG ou tout du moins faire partie d'une communeauté de ce genre.
Être de ces filles qui utilisent leur corps dans le Beau, dans l'Art ; qui se dévoilent sans choquer. Contexte, décor, idées, accessoires. Et un corps nu pour donner un sens à l'histoire.
On en obtient parfois un mélange détonnant, des sets de photos magiques, élégants, déjantés, débordant de couleurs, simplement admirables.
Je rêve de poser en tant que modèle sous des flashs professionnels. Même si ce sera difficile, dans un premier temps, d'arriver à me dénuder devant un inconnu. Il faudra m'apprendre la confiance...

À mes yeux battants des ailes de papillons d'innocence, il est toujours possible de se dévoiler sans perdre une once de pureté, une miette d'intimité. En conservant tout ce qui nous est cher et personnel. Car il ne s'agit que d'images, or les images sont mensongères, présentent une réalité faussée. Rien n'est plus fourbe qu'une image. Et ce que je fais, je le fais selon mes propres convictions et perceptions, j'estime n'avoir rien à me reprocher...

Sans doute suis-je encore trop naïve.
Naïve comme une enfant.
Ad Vitam Aeternam...

[Détruisez donc tout ce que vous voulez. Mais, par pitié, ne m'empêchez pas de rêver.]

[Credits photos: Stock - Brushes - Texture]


BOURGEON POSITIF : WEEK-END YFU

Première fleur d'arbre japonais trônant dans mon jardinWeek-end de préparation la semaine dernière, avec les candidats partant pour tous les coins du monde. Je stressais, manquant encore de confiance en moi, mais tout s'est déroulé nickel. J'ai rencontré des gens ma foi fort sympathiques (d'ailleurs j'ai discuté emoboys avec une fille et dansé avec une blonde, trop cool.), appris des choses utiles sur le choc culturel, la vie en famille d'accueil, les problèmes qu'on pourrait rencontrer sur place etc. C'était aussi interressant, les avis des gens sur le pays lorsque je prononçais "Destination Japon". Bref, un petit week-end peinard, et vivement l'été!


Je n'suis pas une lumière.
//7.3.07 @ 17:53 //

"Je n'suis pas une lumière". Ca, c'est le cas de le dire. Je ne m'attarderais pas sur l'intelligence, mais disons juste que je suis loin d'avoir des idées lumineuses. Et ça manque.

Il me tarde d'être l'an prochain. Et en même temps, je crains. Peur de n'être à la hauteur (vous m'direz "de toutes façons, avec ta taille, la hauteur, bon..." Laissons ma taille de côté, voulez-vous!).
Peur d'échouer. De n'arriver jamais à rien. Peur de n'être assez créative, assez talentueuse, de n'avoir assez d'idées. J'veux bosser dans le monde de l'Art, mais sans ces trucs-là, c'est nada. J'en frissonne.
Certes, pour des personnes dépourvues de talent, ce que je fais, c'est merveilleux. Mais avec le net, des personnes réellement talentueuses, j'ai eu le temps d'en rencontrer, d'en constater. Des personnes à des kilomètres devant moi.

C'est sans doute ma plus grande crainte : ne jamais arriver à rien. Être au final trop nulle. 'Parraît que quand on veut on peut, m'enfin, il n'empêche.
Je veux un avenir. Un avenir dans l'Art. Un avenir florissant, interressant, amusant, enrichissant, qui me satisfesse et me procurasse (fesse, ass, rions de bon coeur mes chers!) même quelques miettes de fièreté. La famille, la thune, je m'en branle ou plutôt doigte: je voudrais juste avoir un job correct, qui m'épanouirait dans la créativité et pourquoi pas socialement, un job qui m'émoustille, me stimule, me pousse toujours plus loin. Un job dans lequel je me sentirais bien. C'est tout.
Le "sexdrugrocknroll crever d'une overdose à 21 ans" ne m'interresse pas, je laisse ça aux djeunz pathétiques, aux dépressifs, aux gens qui n'iront jamais nul part. Le "Un bon mari, des mômes, de la soupe, des chats et toutes les tâches ménagères pour ma pomme", je laisse ça pour les bonnes poires. Bah ouais.


J'irais allumer des cierges tout près de chez moi. "À la réussite d'une grande enfant qui ne rêve que d'être heureuse et de pouvoir apporter sa petite touche dans un monde qui nous dépasse, un monde qui nous surpasse, un joli monde étoilé."
Sinon j'aime bien le temps ces derniers jours: ciel bleu, nuage gris et soleil qui perce. Et vous? Non, ce n'est pas l'Église qui orne mon village sur la photo, sinon. Une église d'Ailleurs.

[Ouais, j'avais juste envie de parler de mes craintes. Tant que je ne déprime pas (plus). Les jours de noir, c'est ce qui me boule le plus au ventre. C'est tout. À vous les studios...]


Élan d'inspiration
//4.3.07 @ 18:21 //

Quand Meuh~ s'endort avec une idée qui lui trotte dans la tête et se réveille motivée pour faire joujou avec sa machine toute l'après-midi, ça donne ça.
Click!


Partie d'un vieux pantalon 3/4 noir probablement jamais mis plus d'une fois et moisissant au fond de mon placard depuis des années, j'ai:
- Coupé l'ourlet du bas avec l'élastique pour y placer du damier.
- Ajouté du tissu léopard sur le rabat de la poche arrière gauche.
- Ajouté 3 piques, une étoile en léopard et une étoile cousue à la main sur la poche arrière droite.
- Cousu un galon de faux cuir à oeillets sur la poche côté gauche et passé du ruban mauve.
- Cousu une croix en reste de chemise blanche, ajouté du galon à oeillets sur la longue partie, une tirette noire sur la courte, et enfin une chaînette.
- Rajouté 5 oeillets au genou gauche.
- Ajouté un petit noeud en ruban mauve dans le bas du côté droit.

Et donc, "tatsaaam" ! Les coutures de la croix sont vachement foireuses m'enfin, nous dirons que c'est pour le côté grunge rebel anarchy (les bonnes excuses sont faites pour s'en servir! Non puis ouais on peut pas tout réussir du premier coup, disons).

Voici donc un pantalon qui risque d'être désormais mis bien plus souvent... *smile*