Surprise postale...
//31.1.07 @ 21:32 //

J'aurai pû déblatérer sur mes précédentes nuits d'amour. Me plaindre quant à ma démotivation scolaire et le fait que "je suis dans la merde!". Râler de ci, de là, m'extasier sur l'édition française de DeathNote, fangirliser sur MUCC en exposant ma joie et mon impatiance quant au concert du 25. Débiter futilités.

Mais non. Aujourd'hui, je parlerai juste d'une petite surprise postale.
Arrive juste comme ça. Un colis annodin. "Mais qu'est-ce donc?"
Un sourire esquissé au vu du nom posé dessus.
Colis ouvert à la bourrin, impatiente (prenant néanmoins soin de conserver l'adresse de mon expéditeur bienfaiteur...). Contenu refroidit par les intempéries, retiré, coeur frétillant.


Un DVD d'Indochine. Un single. Un artbook. [Que je ne possédai pas encore tous trois.] Et une adorable lettre Hello Kitty.
Le genre d'attention qui fait profondément chaud au coeur. Qui touche sincèrement, vous donnent un grand sourire et quelques étoiles liquides dans les yeux.

Alors, Miss Sabi, merci du fond du coeur. Sincèrement. Dis-moi ce qui, en échange, te ferait plaisir -j'y tiens! Accessoire cousu main, dessin, photo, que sais-je... Je me ferais une joie que de t'offrir ça. En remerciement, et parce que tu mérites de toutes façons tous les cadeaux du monde.

[Sinon, hors sujet, ma maladie était passée et je me portais bien, mais voilà qu'hier soir, outre un mal de dos terrifiant comme je n'en ai jamais eu et des maux de tête accablants, je me suis remise à tousser de façon assez ignoble. Et à 4h de l'après-midi, alors que j'avais dis à ma mère le matin que je n'avais de toutes façons jamais de fièvre et que prendre ma température était inutile, me voici avec du 39° \o/ Hurray. C'est reparti pour quelques jours de repos -et je n'en me plaindrais pas :]]


Crachat de vie.
//19.1.07 @ 20:55 //

J'ai ouvert ma fenêtre sur le vent hivernal, me suis mise presque nue. "Ainsi, sans doute, je tomberais malade."
Je me suis glissée sous les couettes. Mais y'a comme une erreur. J'ai chaud. Je meurs de chaud. Ce n'est pourtant pas l'été. Je suis pourtant dénudée.

J'ai éteint le réveil et ai enfoncé ma tête sous la couette. Elle ne l'a pas quittée. Ma mère me signale que je vais rater mon bus.
Trop tard. Parti. Elle referme la porte. Pas de "Est-ce que tu te sens bien?", de "Est-ce que tu as mal quelque part". Pas d'amour. Rien.

Quelques larmes de convenance. Puis quinte de toux. Merde, que ça s'arrête, que ça s'arrête...! J'en ai mal au ventre. J'ai l'impression que mes poumons, mes tripes et tout le bordel vont me sortir par la gueule dans un crachotement immonde. Merde.

Puis ça tourne, là-dedans. Ca tourne et ça ne cesse de tourner. Pour les quelques jours à venir. Ca tourne, et tout la fait tourner. Même allongée, m'essayant au sommeil. Ca tourne pour rien. Par la voix de ma mère venant aux nouvelles. Par les pages d'un magasine qui se passent. Ca tourne, ça martelle, ça souffre.

"Epuisement. Ca n'a rien d'étonnant, avec tous ces voyages. Peut-être qu'elle incube quelque chose, que son corps est en train de lutter. Repos toute la semaine. Dodo, dodo, dodo. Des vitamines, des jus de fruits et de la viande."
Résumé des dires d'un docteur.

Et la voici donc, alors qu'à la base il ne s'agissait que d'un caprice, à passer ses jours au lit. Pas d'école. Pas de gens. Pas d'emmerde. Paix et paradis sur terre.

C'est entre elle, son pieu, sa tête qui tourbillonne, et sa télé. Retomber en enfance, tant qu'à faire. Magnétoscope réinstallé, et on se refait quelques Disney. Les classiques. Ca lui manquait.

On achèvera avec une vidéo. Pour la convenance. Extrait de ce qui berça son enfance. Vu et revu tant et si bien que la cassette n'en était plus regardable et qu'il fallut la racheter.


I wish...
//14.1.07 @ 14:58 //

The flag and the moon...Ventre soulevé par les vibrations de l'avion. Yeux vides se posant au-delà du hublot, regardant sans attention les points lumineux s'éloignant de plus en plus. Tout tourne, dans la tête, se souvenant.
L'hôtel quitté le matin pour rejoindre l'aéroport. Une heure d'attente avant de grimper dans l'avion. Atterir, récupérer les valises, et attendre six heures. Puis rejoindre enfin le vol définitif vers l'Europe. S'installer, lire, manger, s'endormir. Se réveiller, manger à nouveau, atterir. Dire au revoir aux parents, attendre trois nouvelles heures. Dans le stress.

Et elle est là, une boule lui compressant le ventre, les larmes aux yeux. Triste d'avoir quitter le Mexique. Inquiète face à ce qui l'attend. Est-ce qu'on aura pas oublié de venir me chercher? Est-ce que j'aurais une place dans une chambre? Est-ce que tout se passera bien? Est-ce que je suis dans le bon avion, au moins?
La boule s'appaise lorsqu'elle rejoint ses professeurs venus la chercher.
Et disparraît lorsqu'elle retrouve ses copines au restaurant, acceuillie dans un tonnerre d'applaudissements.

Première nuit presque sans sommeil, écoutant les concerts de ronflements et les gens parlant, plongés dans leurs rêves.

Arrivée à Auschwitz. Là où eurent lieu les plus grandes atrocités du siècle précédant. Auschwitz, qu'on s'imagine impressionnant. Avant de se retrouver face à ce qui semble être un paisible petit quartier de maisonnettes en briques tout à fait correctes, loin de l'image sordide, rustique et sale qu'on en aurait. Et dont l'intérieur a été transformé en musée. La visite des douches à côté du crematorium est la seule qui met réellement mal à l'aise. Là, c'est réellement crade, moche. L'air y est malsain. Là, on comprend qu'eut lieu en cet endroit tout ce qui n'a plus grand chose d'humain.

Le lendemain, Birkenau. "L'usine de la mort". Qui ressemble déjà plus à l'image qu'on se fait d'un camp de concentration -quoique dans ce cas, on pourrait plutôt parler d'abattoir. Les maisons en brique comme celles en bois sont réellement rustiques, sordides, pourraves. C'est immense et déprimant.
Et l'envie de s'étendre aux impressions de cette visite n'est guère présente.

Et après tout ça, départ pour Zakopane, se reposer quelques jours, visiter la ville, monter dans les montagnes en téléphérique. Avant de rejoindre la Hongrie et nos correspondants qui nous attendent.

Il y eut les bons moments. Les ragots entre filles (quoiqu'en général ça me saoule rapidement mais passons), les jeux de cartes, la soirée à la discothèque à la fin de laquelle je ne marchais plus droit et riais pour rien, les rires, les nouvelles rencontres, de nouvelles personnes découvertes. Et toutes les joies que procure un voyage scolaire.

Il y eut les moins bons moments. Ne pas avoir de place dans une chambre avec ses copines, oubliée ("ah t'étais pas avec truc?" Non, je ne suis pas avec truc...). La montée très pentue vers un chateau, à peine remise de la cuite de la veille, avec personne pour me dire qu'en fait ce n'est pas obligatoire, ou encore pour m'aider à monter. La sortie de la banque de change, avec personne n'ayant eut la bonne idée de m'attendre (heureusement que j'avais regardé où on allait en venant et qu'un groupe se trouvait pas trop trop loin de là, sinon j'eusse été mal barre). La pizza qui n'est jamais arrivée au restaurant, oubliée (au moins, je n'aurais rien payé...). Le fait de se retrouver parmis les 4 filles à se lamenter parce que tous les autres sont partis en boîte avec leurs correspondants, sauf nous.

Et le voyage de retour, dans la camionnette. Plus de place dans le car. Je devais être avec Sara, mais un prof devait venir. Et évidemment, c'est Sara qu'on renvoit (alors qu'elle était déjà installée et moi toujours debout à côté de la camionnette).

Je n'aurais pas fait l'aller avec eux, je n'aurais pas fait le retour non plus. Je l'aurais fait inconfortablement, avec les étudiantes d'échange et une autre fille.
Je n'aurais même pas pû dire au revoir aux autres. Certes, on m'a répondu lorsque j'ai demandé qu'on me prévienne lorsque le car serait là. En attendant, lorsque le car était là, je n'en ai rien sû. Et mes parents sont allés seuls chercher mes bagages, n'étant parvenus à me réveiller, pour ne trouver plus personne, le car étant arrivé bien avant l'heure prévue.

Y'a des gens à qui ça n'arrive jamais, ce genre de trucs. Faire partie des "exclus", être oublié, tout ça. Y'en a d'autres, dès que l'occasion se présente, ça leur tombe sur la gueule. Et ça vous lâche pas. Malheureusement, je suis de cette seconde cathégorie. "Les pauvres gens qu'ont pas de chance, haha!".

Gros pétage de plomb donc. Enervée par ces ammoncellements. Et comme je n'ai aucun confident, personne à qui parler, comme je n'arrive pas à me nouer aux gens, me lier d'amitié, leur faire confiance et me dévoiler à eux... Ce fut pour Lui que mon mauvais côté est ressorti. À Lui que j'ai dit ce dont je n'avais pas envie de parler. Ma pleine volcanique que je n'ai envie de montrer. Ce qui me fait honte. Divaguant.
Il lui en faut, de la patience et du courage pour me supporter sans s'énerver, le pauvre.
Je m'égare.

Donc oui, Mexique Paradisiaque, Voyage rhétos très chouette dont je garderais bon souvenir malgré les petites choses sans importance aucune ayant tendance à me foutre sur les nerfs.

J'espère que vous avez tous passé d'excellentes vacances de Noël.
Merci à ceux qui sont passé par ici pendant cette période. Ryoko jusqu'alors inconnue, Sabi, K, Amy, Nighty... Ca fait plaisir.

(Et j'espère que je serais malade demain, ne pas avoir à rentrer à l'école.)
(Et mon post fait encore 2454224 kilomètres de long, j'en ai marre :])


Good Bye.
//4.1.07 @ 1:57 //

[Post sans accent, c'est tres ch*ant, merci qwerty!]

Grand soleil et douce chaleur, 25-30 degres minimum agrementes parfois d'une brise fraiche.
Piscine longue d'environ un kilometre, probablement. Bar le pet dans l'eau.
Sable blanc et chaud, mer delicieusement bonne et bleue nous soulevant ou nous engloutissant de ses grandes vagues. Pour notre amusement.
Chambres confortables, petits chocolats, minibar.
Paons, dindons, et autres oiseaux cons courant partout en liberte dans le complexe et dormant le soir sur les ballustrades de nos terrasses. Parfois, espece de ratons-laveur le long des murs, ou chats sauvages reclamant leur part de notre nourriture.
Complexe geant, 4 types d'hotels differents, des restaurants, shopping center, bars, discotheque, theatre etc.

Et surtout, bouffe et boisson a volonte, c'est l'avantage des all-in. A longueur de journee, ingerer ce que vous voulez, ou vous le souhaitez. Nourriture variee, toute les boissons que vous desirez. Et parmis les restaurants, un japonais, dont les sushis etaient etonnement exquis.

Un petit paradis sur terre. Surtout quand on se dit "Vindiou, c'est l'hiver, et je bronzaille bouquin en main fondant sous la chaleur dans un gros truc pour gros bourges americains la ou les autres se les gelent et pestent le temps sans aucun doute mauvais..."
[A noter qu'outre bronzette et compagnie, nous avons tout de meme visite des sites Maya, c'etait la region pour. D'ailleurs apres l'un, nous avons roule deux heures pour rejoindre un autre ou on nous a envoye paitre "Vous ne pouvez pas rentrer vous etes 10 minutes trop tard!". La haine.]

Ce fut, sincerement, le plus beau Noel de ma vie. Amusant, rejouissant, plaisant, paradisiaque. Incomparablement mieux que si j'etais restee dans ma Belgique morne et grise a deprimer, affronter l'ennui mortel et ne savoir que faire.

C'est donc avec enormement de peine que je quitte le Mexique dans quelques heures (me trouvant presentement a l'aeroport)... Adieu, soleil, repos, insouciance.
Et bonjour Prague, Pologne, Hongrie. Je stresse. Follement. Meme s'il n'y a pas de raison et que tout se passera bien. Prions juste pour que je ne sois plus malade d'ici-la, et que je tombe chez une Hongroise sympa (ou chez un beau Hongrois, on peut rever....) !

Je vous envoie, en attendant, de doux baisers ensoleilles.
Amicalement.

[Notez par contre que le net ne m'a pas manque. De toutes facons, que je sois la ou non, ca ne change rien, pour les gens. Personne n'est specialement attache a moi. Et je ne dois probablement etre attachee a personne, meme si de temps en temps de furtives penses s'egarent pour ces personnages virtuels... Bref. Ce fut une bonne cure de desintoxication, je crois.]

E viva Mexico. Profondement.